La méthode IPM, ou pourquoi moins de chimie protège mieux
28 avril 2026·6 min de lecture

Arnaud Douarche
Co-fondateur Sana · Ancien infirmier
L'Integrated Pest Management (IPM, ou lutte intégrée) inverse la logique habituelle. Au lieu d'intervenir par réflexe et de façon systématique, on agit là où c'est nécessaire, et seulement après diagnostic. Moins de produits, mais mieux placés : c'est tout l'esprit de la méthode.
Tout commence par un diagnostic
Avant le moindre traitement, on identifie les espèces présentes, les sources de nourriture, les points d'entrée et les zones de nidification. Sans cette étape, on s'attaque aux symptômes sans jamais traiter la cause, et le problème finit toujours par revenir.
La prévention avant tout
Barrières physiques, étanchéité des accès, gestion des déchets, hygiène des locaux : la plupart des nuisibles s'installent parce qu'un environnement le leur permet. Supprimer ces conditions, c'est régler le problème en amont, souvent sans le moindre biocide.
- Barrières physiques aux points d'entrée
- Étanchéité des accès et des passages techniques
- Gestion des déchets et de la propreté des locaux
- Stockage maîtrisé des matières premières
« Le bon produit, à la bonne dose, au bon endroit, et seulement quand il le faut. »
Le traitement, en dernier recours
Quand un traitement est nécessaire, il est ciblé : on privilégie toujours la solution la moins invasive, tout en visant une efficacité maximale, plutôt qu'un traitement de masse qui sature vos locaux sans garantie de durée.
Un bénéfice qui dure
Moins de biocides présents dans vos espaces, une efficacité qui dure parce qu'on a traité la cause et non le symptôme, et un risque réduit pour vos équipes, vos client·e·s et l'environnement.
Pour un réseau multi-sites, l'IPM est aussi un argument concret et traçable. Chaque intervention raisonnée alimente vos rapports RSE et rassure votre direction comme votre franchiseur·euse : vous prouvez que vous protégez vos sites sans en faire payer le prix à l'environnement.
